Le Dr Ghariani entrevit sa vocation médicale très jeune. Vers l’âge de 6 ans, elle eut à subir une opération bénigne. Alors qu’elle avait très mal, une petite fille, qui était une patiente hospitalisée et souffrant d’un problème de santé très grave, l’a réconfortée. Elle a alors pensé qu’à son tour elle pourrait réconforter des enfants et devenir pédiatre.

A 18 ans, elle s’est découvert un intérêt pour la neurologie. Entamant des études de médecine, elle découvrit la neuropédiatrie. A partir de ce moment, Sophie Ghariani va donner énormément d’elle-même pour devenir neuropédiatre…

Alors qu’elle était âgée de 30 ans, un poste de neuropédiatre s’est libéré à l’UCL.

« Là, j’ai découvert un monde magnifique, différent de celui des adultes. Les enfants ne peuvent pas toujours dire ce qu’ils ressentent, il faut donc être attentif au moindre signe. Il est également essentiel d’être à l’écoute des parents inquiets, et de les accompagner. J’ai découvert des gens extraordinaires qui m’ont apporté des leçons de vie, de courage, des gens avec qui j’avais envie de faire équipe, pour suivre l’enfant jusqu’à ce qu’il devienne adulte.

A mon avis, le rôle du neuropédiatre est alors indispensable pour aider l’enfant, ses parents et sa famille à tolérer la maladie et à l’intégrer le mieux possible dans leur vie. La télévision, les journaux nous montrent un monde parfait où tout le monde est en bonne santé, possède de l’argent, la beauté, le bonheur… au point de nous faire oublier que l’effort, la souffrance, la joie, le bonheur, sont des sentiments contradictoires que nous rencontrons quotidiennement. Accepter d’être différent ou d’avoir un enfant différent est encore plus difficile dans ce contexte. »